Nous sommes en pleine saison des sports d’hiver. Or, si vous désirez donner le meilleur de vous-même et dévaler les pistes sans douleur, en toute sécurité et sans ressentir de courbatures à la fin de la journée, mieux vaut bien s’équiper. L’exosquelette de ski est justement conçu pour vous apporter le maximum de confort avec moins de fatigue. Cela va vous permettre de profiter pleinement de votre journée en passant plus de temps sur les pistes. Cependant, si vous souhaitez maximiser les performances de votre exosquelette de ski, il serait utile de connaître certaines bonnes pratiques. On vous dévoile tout.
Préparation avant le port de l’exosquelette de ski
Il existe sur le marché deux marques principales d’exosquelettes de ski : le Ski-Mojo et l’Againer. Deux choix s’offrent à vous : l’achat et la location. L’avantage est que vous pouvez louer un exosquelette directement dans une boutique dans certaines stations de ski. De plus, il est donc préférable de vous renseigner à l’avance sur leur disponibilité.
Mais avant de porter un exosquelette de ski, une préparation minutieuse s’impose pour garantir votre sécurité, vos performances et votre confort.
Si vous louez une exosquelette de ski chez un revendeur ou dans une station de ski, vous pouvez tester le confort, le niveau d’assistance et la compatibilité avec votre matériel avant de passer à un achat définitif par la suite.
Vérification de la compatibilité
Choisissez votre exosquelette en fonction de votre morphologie. Généralement, ils conviennent pour des personnes mesurant de 1,60 à 1,95 m de hauteur, pour un poids de 50 à 120 kg. Assurez-vous également, pendant l’essai, que le système se fixe parfaitement à vos chaussures de ski. En effet, la zone de liaison au démarrage est un point critique pour la transmission des forces.
Entretien initial
Que ce soit pour un exosquelette de ski Mojo ou bien Againer, l’entretien initial consiste à bien vérifier le serrage de toutes les vis, des clips et des parties réglables (comme la ceinture, les sangles et les tiges). Cela permet d’éviter tout jeu pendant votre séance de ski. Il est par ailleurs recommandé d’ajuster la longueur des tiges ainsi que la puissance des ressorts en fonction de votre poids, dans les plages prévues par le fabricant. Faites aussi quelques flexions extensions à sec pour sentir la progression de l’assistance.
Après votre séance, nettoyez-le légèrement en retirant la neige et l’humidité et en le faisant sécher pour éviter la corrosion sur les pièces métalliques.
Ce qu’il ne faut pas faire
Voici une liste de ce qu’il ne faut pas faire avec un exosquelette de ski Mojo, par exemple.
- Ne pas régler le connecteur trop à l’intérieur de la chaussure, car un mauvais positionnement peut faire partir les pieds en canard. Cela va alors perturber complètement votre ski, voire générer des contraintes anormales sur les genoux.
- Il est aussi déconseillé de se lancer directement à pleine vitesse ou sur des pistes très techniques sans phase d’adaptation. Et pour cause, la restitution d’énergie des ressorts risque de surprendre dans les ruptures de pente et dans les bosses si vous n’arrivez pas à anticiper les avalements.
- Il ne faut pas désactiver le système trop tôt dans la phase de découverte. Ainsi, le corps et le cerveau ont besoin de quelques séances pour s’habituer à l’exosquelette de ski et exploiter correctement l’assistance.
Astuces pour réussir
Si vous souhaitez dévaler les pentes avec votre exosquelette de ski, il est préférable de réaliser un test statique au préalable sur un terrain plat enneigé pour ajuster les réglages mécaniques : longueur des tiges, position des attaches sur les chaussures et résistances des ressorts, en tenant quelques secondes différentes positions typiques du ski (flexion, position d’attaque, freinage). Cela permet de vérifier le confort ainsi que la progressivité de l’assistance.
Ensuite, procédez à effectuer quelques descentes faciles à vitesse modérée pour valider l’équilibre, la symétrie entre les deux jambes et l’intensité d’assistance avant de pouvoir passer à des pentes plus exigeantes.
Mise en place et ajustement correct d’un exosquelette de ski
Gardez votre tenue de ski habituelle, car l’épaisseur des vêtements influence le serrage de l’exosquelette et le positionnement. Réglez ensuite le dispositif à sec. Vous pouvez le faire en intérieur ou bien au pied des pistes. Cela vous permet d’ajuster les longueurs et les sangles sans stresser. Le port d’un exosquelette repose sur une synergie précise entre le corps et la structure mécanique. L’objectif étant, avec ce type de produit, de décharger les quadriceps tout en absorbant les chocs.
Ancrage aux chaussures
La première étape consiste à fixer les connecteurs sur les coques de vos chaussures de ski. Soyez attentif, car l’alignement doit être rigoureux pour que la force soit transmise directement des skis vers l’appareillage, sans torsion.
Positionnement de la charnière
Le pivot doit impérativement se situer à la hauteur du centre de rotation de votre genou. Or, sachez que les pivots trop hauts ou bien trop bas perturbent l’équilibre arrière/avant (ce que l’on appelle le « centrage » du skieur) et cela peut s’avérer contre-productif.
Tarage des ressorts
Cette étape, qui constitue le réglage de la puissance, est la plus sensible. On vous explique. Généralement, on utilise une clé pour comprimer plus ou moins les ressorts en fonction du poids de l’utilisateur. Ou, un réglage trop ferme empêche de fléchir le genou naturellement ; un réglage trop souple, quant à lui, risque de ne pas réduire de manière efficace la fatigue musculaire.
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Fixation des sangles
Enfin, et pour terminer, les sangles de cuisse doivent être serrées fermement sur le muscle. Ne coupez pas la circulation sanguine pour autant, cela sert à éviter que le dispositif ne glisse pendant les compressions.
| Caractéristique | Ski-Mojo (système à ressorts) | Againer (système pneumatique) |
| Type de support | Ressorts hélicoïdaux en acier. | Vérins à gaz (hydraulique/pneumatique). |
| Réglage de puissance | Via une molette ou clé (compression du ressort). | Via une pompe (pression d’air/gaz). |
| Activation | Interrupteur « On/Off » au niveau de la hanche. | Levier manuel situé sur le côté du genou. |
| Fixation chaussure | Connecteur vissé ou sanglé sur l’arrière. | Bride spécifique sur le collier de la chaussure. |
| Sensation | Assistance constante et progressive. | Amorti plus ferme, typé « piston ». |
Pratiques de base pendant la descente
En réalité, l’utilisation d’un exosquelette de ski transforme la dynamique de descente en remplaçant une partie de l’effort musculaire par une assistance mécanique. Pour en tirer profit, il est nécessaire d’adapter sa technique de glisse.
Gestion de l’assistance et engagement
L’activation du système de l’exosquelette de ski s’effectue via un sélecteur manuel, généralement situé sur le côté de la cuisse. Une fois le mode « ski » engagé, l’exosquelette va alors devenir solidaire de vos mouvements. Ici, on parle de dispositif passif, il n’y a donc pas d’électronique : c’est la flexion de vos genoux qui charge les ressorts ou comprime le gaz.
Le dosage de l’effort se fait par le biais de votre propre intensité : ainsi, plus vous fléchissez fort, plus le renvoi d’énergie sera puissant en sortie de courbe. Cette assistance permet de réduire la fatigue musculaire d’environ 30 %, prolongeant alors la durée des séances de ski.
Contrôle de la posture et absorption des chocs
Le maintien d’un centre de gravité bas et central est impératif. En fait, l’exosquelette de ski agit comme un amortisseur de suspension : il absorbe les irrégularités du terrain (les bosses, la neige trafollée) avant qu’elles ne sollicitent vos articulations.
Toutefois, la force de rappel du système peut avoir tendance à vous redresser brusquement ou bien à vous projeter vers l’arrière (« à cul »). Il vous faut donc rester actif sur l’avant de la chaussure pour fournir cette poussée et permettre alors au dispositif de travailler dans son axe optimal.
Sécurité et progressivité
L’erreur classique que font beaucoup de débutants avec une exosquelette de ski est de skier à pleine vitesse et ce, dès la première piste (l’appel de la poudreuse). Une période d’adaptation de 3 à 4 descentes est indispensable pour recalibrer vos réflexes proprioceptifs. Aussi, il ne faut jamais désactiver ni modifier les butées de sécurité mécaniques fournies par le fabricant. Et pour cause, celles-ci empêchent une hyperextension du genou en cas de chute. Une vitesse maîtrisée pendant la phase de découverte permet d’intégrer le nouveau rythme de transfert de masse imposé par l’appareil.
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Gestion des risques et des erreurs courantes avec un exosquelette de ski
Certaines pratiques et erreurs peuvent rendre votre exosquelette moins performant et peuvent vous faire courir des risques sur le terrain.
Le levier de débrayage
L’utilisation systématique du mode « OFF » (débrayé) sur les télésièges et lors des marches à plat est vivement conseillée. En effet, cela vous évite une fatigue inutile des hanches et préserve également la durée de vie des ressorts en entraînant des cycles de compression inutiles.
Par ailleurs, évitez de porter un sac à dos lourd. Un surplus de poids comprime prématurément le ressort, cela va vous faire perdre la course d’amortissement nécessaire pour absorber les chocs en fin de virage.
Pratiques à proscrire et confort de l’exosquelette de ski
Si vous poursuivez l’effort même en ressentant des micro-traumatismes aux articulations, cela est déconseillé. L’assistance pourrait se couper brusquement ou aggraver une lésion physique. Aussi, pour votre confort, portez toujours une couche de base technique afin d’éviter les irritations cutanées dues aux sangles de fixation, et accordez-vous des pauses toutes les 45 minutes pour vérifier l’ajustement du harnais.
Conclusion
L’utilisation optimale d’un exosquelette de ski exige la connaissance de bonnes pratiques et d’astuces. Pour maximiser les bénéfices, ajustez la tension des ressorts selon la densité de la neige et assurez un alignement millimétré avec vos articulations. Pour l’entretien, privilégiez un séchage loin d’une source chaude. Cette discipline garantit une performance durable et une protection articulaire accumulée sur les pistes.


